Enquêtes producteurs
Formation, conseil des accompagnants, organisations représentatives, usages, difficultés techniques, besoins économiques : les thèmes qui comptent pour le producteur.
Sur ce terrain, la méthode se juge à trois détails : l'heure à laquelle on appelle, le mot employé pour désigner une exploitation, et la capacité à expliquer en une phrase à quoi servira l'enquête. Les trois se préparent avant la première composition de numéro.
Un projet en tête ?
Notre équipe vous propose une méthodologie sur mesure sous 48 h.
Formation, conseil des accompagnants, organisations représentatives, usages, difficultés techniques, besoins économiques : les thèmes qui comptent pour le producteur.
Fonctionnement des acteurs économiques et son évolution, choix techniques, simulations de développement : agriculture, forêt, bois, mer.
Drones, nouvelles énergies, règlements environnementaux : mesurer l’adoption, les attentes et les freins des acteurs de terrain.
Les enquêtes agricoles nécessitent d’impliquer des répondants sollicités et exigeants, dans une démarche qui les intéresse vraiment.
Interrogation téléphonique des exploitants et transformateurs sur leurs pratiques, leurs débouchés et leurs besoins d’accompagnement.
Étude auprès des producteurs sur l’usage des drones et des outils numériques, attentes et freins à l’investissement.
Une enquête agricole lancée au mauvais moment ne produit pas des refus, elle produit du vide : personne ne décroche. Les périodes de pointe varient selon les productions et les régions, moissons, vendanges, récoltes, mises bas, et pendant celles-ci le producteur est dehors du matin au soir. Les fenêtres favorables sont connues de ceux qui pratiquent ce terrain : les mois creux de l'hiver, les journées de pluie, les débuts de soirée, la pause de la mi-journée, les créneaux d'après-traite en élevage laitier.
Nous construisons donc le planning d'appels à l'envers : on part des périodes où la cible est joignable, et on remonte pour fixer les dates de validation du questionnaire. Quand le commanditaire a une échéance qui tombe en pleine campagne, mieux vaut le dire tout de suite et décaler, ou réduire l'ambition de l'échantillon, plutôt que d'épuiser le fichier en appels infructueux. Un fichier brûlé sur une population de cette taille ne se reconstitue pas.
Cette contrainte de disponibilité explique aussi le mode de collecte. Le questionnaire en ligne fonctionne mal ici, non par défaut d'équipement, mais parce que l'invitation par courriel arrive au milieu de sollicitations administratives et commerciales déjà nombreuses, et parce que le moment de disponibilité n'est pas celui où l'on est devant un écran. Le téléphone, avec des enquêteurs qui rappellent au créneau convenu, reste le mode le plus productif. Notre plateau intégré permet cette gestion fine des rappels, qu'un dispositif à volume ne fait pas.
Le répondant identifie immédiatement celui qui ne connaît pas le métier, et il cesse de prendre l'exercice au sérieux.
Confondre surface et surface utilisée, parler d'entreprise là où l'on dit exploitation, employer une unité de mesure inadaptée à la production concernée, désigner par un terme générique ce qui a un nom précis : chacune de ces erreurs coûte de la crédibilité, et la crédibilité conditionne la fin de l'entretien.
Chef d'exploitation, associé d'une forme sociétaire, conjoint collaborateur, salarié, cédant en cours de transmission : ces statuts ne donnent ni les mêmes réponses ni la même légitimité à répondre. La question de statut se pose au début et sert de filtre, pas de variable de fin de questionnaire.
Nous faisons relire les questionnaires techniques par quelqu'un qui connaît la filière, et nous testons systématiquement les premières interviews avant de lancer le gros du terrain. Les corrections de vocabulaire faites après vingt entretiens sont perdues : les réponses ne sont plus comparables.
Deux exploitations comptent pour deux dans un échantillon, alors qu'elles peuvent représenter des volumes de production sans commune mesure. Selon la question posée, l'unité pertinente change : pour une opinion sur un dispositif d'accompagnement, chaque exploitant compte pour un ; pour une estimation de surfaces engagées, de volumes livrés ou de matériel en service, il faut pondérer par la taille, faute de quoi les petites structures, plus nombreuses, écrasent la mesure.
Nous traitons ce point de deux façons. D'une part, en stratifiant l'échantillon sur la taille et sur l'orientation de production, ce qui suppose de disposer d'une base de ciblage renseignée : c'est souvent l'apport principal du commanditaire, coopérative ou organisation professionnelle. D'autre part, en surreprésentant volontairement les grandes structures quand la question porte sur des volumes, et en le disant clairement dans le rapport avec le mode de pondération retenu. Les deux lectures, par exploitant et par volume, figurent côte à côte quand elles divergent, parce que cette divergence est en elle-même un résultat.
Sur les sujets réglementaires, environnementaux ou économiques, une partie des producteurs considère qu'ils sont déjà suffisamment interrogés, contrôlés et commentés. La réticence porte moins sur le questionnaire que sur l'usage des réponses et sur l'identité du commanditaire. Trois éléments changent le taux d'acceptation : dire d'emblée qui commande et pourquoi quand c'est possible, garantir que les réponses individuelles ne remonteront pas nominativement à l'organisme qui suit l'exploitation, et annoncer que les résultats seront communiqués aux répondants. Ce dernier point est celui qui pèse le plus, et c'est aussi celui que les commanditaires oublient le plus souvent de tenir.
Transformateurs, négociants, équipementiers, prescripteurs techniques : ces populations sont peu nombreuses et concentrées. On y renonce au sondage pour des entretiens approfondis, où la valeur ne vient pas du nombre mais de la capacité à obtenir un rendez-vous avec la bonne personne.
Foires, comices, salons professionnels et journées techniques rassemblent en un lieu une population habituellement dispersée. Le biais est connu : on y rencontre les plus connectés au réseau professionnel. C'est un excellent poste pour du qualitatif, un mauvais poste unique pour une mesure représentative.
Elles fonctionnent bien à condition de réunir des producteurs de même orientation et de taille comparable, en soirée et hors période de travaux, avec un animateur qui maîtrise le vocabulaire. Un groupe mélangeant productions et statuts se transforme en débat syndical.
Beaucoup de commandes de filière associent une enquête producteurs et une enquête consommateurs sur les attentes ou l'image d'un produit. Ce sont deux études distinctes, avec deux échantillons et deux modes de collecte ; seule la restitution les rapproche.
Parce que le taux de réponse est faible et surtout sélectif : répondent les plus jeunes, les plus insérés dans les réseaux professionnels et les plus concernés par le sujet. Le résultat décrit une minorité. Le courriel peut servir de relance et de solution de repli pour ceux qui le demandent, rarement de mode principal.
Selon la production et la saison. En élevage, les créneaux se calent autour des astreintes quotidiennes. En grandes cultures, l'hiver et les journées de pluie sont les périodes les plus productives. Nous ajustons les vacations en cours de terrain d'après les taux d'aboutissement observés, et nous privilégions le rendez-vous téléphonique dès qu'un premier contact a eu lieu.
Nous pouvons travailler à partir de sources professionnelles et de listes publiques, mais la qualité du ciblage dépendra de ce qui est renseigné. Sur une filière précise, un fichier apporté par une coopérative, une interprofession ou une chambre consulaire donne un plan de sondage bien meilleur, et fait baisser le coût du terrain. Nous le disons dans la proposition.
Oui, et c'est souvent la condition du terrain. Les réponses individuelles ne vous sont pas transmises ; vous recevez des résultats agrégés et des verbatims anonymisés, avec des seuils d'effectif en dessous desquels un croisement n'est pas publié. L'enquêteur l'annonce en ouverture, et cette annonce change le taux d'acceptation.
Cela dépend du découpage voulu. Un résultat national global se tient avec 400 interviews, à ±5,0 points. Si vous voulez comparer trois régions ou trois orientations de production, chaque sous-groupe doit atteindre un effectif suffisant. Sur une population dispersée, chaque interview supplémentaire coûte plus cher que sur du grand public : l'arbitrage se fait au cadrage.
Nous le recommandons systématiquement, et nous préparons une synthèse courte destinée à cet usage. C'est ce qui permet de réinterroger la même population l'année suivante. Une filière qui a le sentiment d'avoir répondu pour rien devient très difficile à réinterroger, et cette difficulté se paie sur toutes les études suivantes, y compris celles des autres.