Enquêtes origine-destination
Mesure des flux et des habitudes de déplacement sur un territoire délimité : comportements, choix modaux, prévision de la demande, alimentation des simulations réseaux.
Une enquête transport ne tire pas au sort des habitants, elle tire au sort des déplacements. Cette différence commande le plan de sondage, les quotas horaires, la durée du questionnaire et la façon dont se lit une note de satisfaction.
Un projet en tête ?
Notre équipe vous propose une méthodologie sur mesure sous 48 h.
Mesure des flux et des habitudes de déplacement sur un territoire délimité : comportements, choix modaux, prévision de la demande, alimentation des simulations réseaux.
Ponctualité, information, sûreté, propreté, accessibilité, tarification : tous les thèmes qui comptent pour le voyageur, en face à face en gare ou en auto-administré.
Grille de conformités point par point pour un état des lieux objectif. Indispensable pour les certifications Qualité des transports publics délégués.
Nous combinons le terrain classique et les dispositifs adaptés aux usages émergents : vélos et trottinettes partagés, nouvelles énergies, nouveaux règlements.
Vagues trimestrielles en face à face auprès des usagers, tableau de bord qualité partagé avec les équipes d’exploitation.
Panel régional complété d’interrogations sur le terrain, en station, pour mesurer l’adoption d’un service de mobilité partagée.
C'est le point que la plupart des cahiers des charges laissent implicite, et c'est celui qui décide de la validité de l'ensemble. Quand un enquêteur interroge à bord ou sur un quai, un usager qui voyage tous les jours a beaucoup plus de chances d'être tiré qu'un usager occasionnel. Un échantillon brut de voyageurs est donc massivement composé d'abonnés, alors que la population des clients du réseau, elle, comprend une majorité de gens qui montent rarement.
Les deux lectures sont légitimes, mais elles ne répondent pas à la même question. Si la commande porte sur la qualité perçue du service tel qu'il est consommé, on reste au niveau du déplacement. Si elle porte sur l'image du réseau auprès de ses clients, il faut pondérer par la fréquence déclarée d'usage pour redonner leur poids aux occasionnels. Nous demandons donc systématiquement, dès la première question, le nombre de voyages sur une période de référence. Sans cette variable, aucune des deux lectures n'est possible après coup.
Le corollaire est désagréable : l'usager occasionnel est le plus difficile à saisir, le plus critique en général, et celui qu'on ne recontactera pas. Il ne laisse pas d'adresse, il n'est pas dans le fichier des abonnés, il ne répondra pas à une invitation envoyée trois semaines plus tard. Tout ce qu'on veut savoir de lui doit être posé sur place, pendant qu'il est là.
Un plan de sondage transport se construit à partir des données d'exploitation, ligne par ligne et heure par heure.
Les lignes n'ont ni le même volume ni la même clientèle. Le nombre d'interviews par ligne se cale sur la fréquentation fournie par l'exploitant, avec un plancher pour les lignes qu'on veut lire séparément. Sans plancher, les petites lignes existent dans le total et sont illisibles dans le détail.
La pointe du matin, le creux de l'après-midi et la soirée n'attrapent pas les mêmes publics ni les mêmes motifs. Les quotas horaires sont la première chose que nous vérifions : un terrain conduit surtout aux heures confortables pour les enquêteurs produit une clientèle qui n'existe pas.
Le samedi n'est pas un jour de semaine, les vacances scolaires ne sont pas la période ordinaire. La grille de terrain répartit les vacations sur plusieurs jours types, et note les incidents d'exploitation survenus pendant l'enquête. Ces notes servent à expliquer une vague décrochée.
Un client de commerce peut aller ailleurs. Un usager de transport public, très souvent, ne peut pas. Cela déforme la mesure de deux façons qu'il faut annoncer avant de lancer le terrain. D'abord, la note globale absorbe des jugements qui ne concernent pas le service : le prix du titre, les décisions de l'autorité organisatrice, l'état du réseau routier, parfois la politique locale. Ensuite, un incident récent écrase tout le reste. Une semaine perturbée pendant la période d'enquête suffit à faire décrocher l'ensemble des items, y compris la propreté, qui n'a pourtant pas bougé.
La parade n'est pas de lisser les résultats, c'est de construire l'indicateur autrement. Nous privilégions les items concrets et vérifiables, sur le dernier voyage effectué plutôt que sur une impression générale : l'attente subie, l'information reçue lors de la dernière perturbation, la disponibilité d'une place assise, la propreté constatée ce jour-là. Ces questions donnent des séries plus stables que la note globale, et surtout des séries qui désignent une action possible.
Il faut aussi accepter une limite : sur un service captif, une amélioration réelle met du temps à se voir dans les notes. La perception suit l'usage avec retard, parfois plusieurs vagues. Annoncer l'inverse à un exploitant, c'est lui promettre une déception.
En station, l'interview se termine quand le véhicule arrive. À bord, elle doit tenir entre deux arrêts pour les trajets courts. Un questionnaire conçu en salle et non testé sur place produit des interruptions massives en milieu de passation, donc des questionnaires incomplets concentrés sur les mêmes thèmes.
Accès aux quais, présence à bord, port d'un badge, consignes de sécurité, information des agents d'exploitation : ces démarches prennent du temps et se font avec l'exploitant. Elles se lancent en même temps que la conception du questionnaire, jamais après.
Sur les pôles d'échanges et les liaisons aéroportuaires, une part des voyageurs n'interviewe pas en français. Un questionnaire traduit et des enquêteurs capables de le passer changent la composition de l'échantillon, en particulier sur les motifs de déplacement.
Reconstituer un déplacement complet, de son point de départ réel à son point d'arrivée réel, avec les correspondances et les modes utilisés avant et après, demande une technique d'interrogation particulière. C'est un exercice de mémoire guidée, pas une suite de questions fermées.
À bord, on capte le voyage en cours et on obtient des réponses précises sur le confort ; la contrainte est la durée et la difficulté d'atteindre les quotas horaires. En station, on interroge plus vite et on touche aussi ceux qui attendent une correspondance, mais l'attention est courte. Les deux se combinent souvent : à bord pour les lignes longues, en station pour les pôles à fort passage.
En sortant des heures de pointe et des jours ouvrés, où les abonnés dominent. Les vacations de milieu de journée, de soirée et de week-end ramènent beaucoup plus d'occasionnels. Si l'objectif est de les lire séparément, il faut le décider avant le terrain : cela change la répartition des vacations, donc le budget.
Pas nécessairement, mais il faut le documenter et en tenir compte dans la comparaison. Nous consignons chaque jour les conditions d'exploitation rencontrées. Selon l'ampleur, nous proposons soit de prolonger le terrain sur des jours normaux, soit de conserver la vague en signalant clairement ce qu'elle mesure. Ce que nous ne faisons pas, c'est publier une série sans mention de l'événement.
Pour interroger des abonnés identifiés, oui, c'est même plus efficace. Pour décrire la clientèle réelle d'un réseau, non : un dispositif en ligne ne touche que ceux qui sont dans un fichier ou qui suivent vos canaux, c'est-à-dire les plus engagés. Les deux se complètent, ils ne se remplacent pas.
Oui, à condition de fixer un effectif minimum par ligne dès le départ. Comparer deux lignes sur des effectifs faibles produit des écarts qui ne sont que du bruit d'échantillonnage. Nous indiquons dans le rapport quelles comparaisons tiennent et lesquelles ne tiennent pas, ligne par ligne.
Le plus souvent une autorité organisatrice de mobilité, qui doit suivre l'exécution d'un contrat, ou l'exploitant lui-même, qui pilote sa qualité de service. Les deux commandes ne se ressemblent pas : la première demande un dispositif stable et contradictoire, la seconde des indicateurs actionnables par les équipes. Nous le clarifions avant de proposer une méthode.