Mesurer une opinion
NPS, taux de satisfaction, notoriété, intention d’achat.
Compter n'a de sens que si l'on sait déjà quoi demander. Cette page explique comment nous construisons un échantillon, ce que la taille achète réellement en précision, et les questions auxquelles un questionnaire ne répondra pas.
NPS, taux de satisfaction, notoriété, intention d’achat.
Baromètre annuel, suivi trimestriel, avant/après campagne.
Profils, attentes, comportements croisés par sexe, âge, région, CSP.
Un projet en tête ?
Notre équipe vous propose une méthodologie sur mesure sous 48 h.
Une enquête quantitative sert à établir des proportions et des écarts. Quelle part de votre cible connaît votre marque, quelle proportion de vos usagers a renoncé à une démarche, l'écart entre deux territoires est-il réel ou dans le bruit. Elle produit des chiffres que l'on peut opposer à quelqu'un : un conseil d'administration, une tutelle, un financeur, un partenaire qui n'était pas dans la salle quand la décision s'est discutée.
Elle suppose en revanche que vous sachiez déjà quoi demander. Un questionnaire fermé enferme le répondant dans une liste de réponses écrite à l'avance. Si cette liste oublie le motif principal, l'enquête mesurera avec une grande précision une chose qui n'est pas la bonne, et rien dans les tableaux ne le signalera. Quand les hypothèses sont encore floues, quelques entretiens qualitatifs en amont coûtent moins cher qu'une enquête à refaire.
Dernier test avant de lancer : formulez à voix haute la décision que le résultat va changer. Si aucune décision ne bouge, quel que soit le résultat, l'enquête n'est pas encore nécessaire. Si la phrase commence par « pourquoi », le quantitatif seul ne suffira pas.
Le choix se fait sur une seule question : disposez-vous d'une liste de la population que vous voulez décrire ?
On reproduit dans l'échantillon la structure connue de la population : sexe, âge, région, catégorie socioprofessionnelle, parfois taille d'agglomération. C'est la voie habituelle en grand public, faute de liste exhaustive des Français. Elle est fiable à condition que les variables de quotas soient liées au sujet mesuré.
Vous détenez la liste : adhérents, abonnés, usagers d'un service, agents d'une collectivité. On tire au sort dans cette base. C'est la seule situation où la marge d'erreur a son sens statistique complet, et où l'on peut décrire honnêtement les non-répondants.
La population est petite : on interroge tout le monde. Il n'y a plus d'échantillonnage, donc plus de marge d'erreur, mais le problème se déplace vers la non-réponse. Ceux qui répondent ressemblent rarement à ceux qui se taisent, et c'est là que se joue la validité.
La taille de l'échantillon détermine la précision, pas la représentativité. Ce sont deux choses distinctes et on les confond souvent. Un échantillon mal structuré interrogeant beaucoup de monde reste faux ; il est simplement faux avec plus de décimales. La structure se règle par les quotas et le redressement, la précision se règle par le volume.
La précision progresse par ailleurs beaucoup moins vite que la dépense. Pour diviser une marge d'erreur par deux, il faut multiplier l'échantillon par quatre. C'est la raison pour laquelle il existe des paliers d'usage, et pourquoi personne ne recommande de monter indéfiniment : le gain de certitude devient vite marginal devant le coût de terrain.
La contrainte réelle vient des sous-groupes. Vous ne dimensionnez pas l'enquête sur le total, vous la dimensionnez sur la plus petite case du tableau que vous voudrez commenter. Si la restitution doit comparer quatre régions et trois tranches d'âge à l'intérieur de chacune, ce sont ces cases qui fixent le volume, et parfois nous suralimentons volontairement un segment minoritaire avant de le remettre à son poids réel au moment de l'analyse.
Lecture : au seuil de confiance de 95 %, pour une réponse située autour de 50 %. La marge est plus étroite pour les réponses très minoritaires ou très majoritaires. Elle s'applique au total de l'échantillon : dès que vous lisez un sous-groupe, la marge de ce sous-groupe est celle de son effectif à lui, pas celle du total.
On ne répond pas de la même façon à un écran et à une voix humaine. Face à un enquêteur, les opinions se lissent : on se déclare un peu plus satisfait, un peu plus tolérant, un peu moins radical. En auto-administré, les notes extrêmes et les critiques sortent plus facilement, mais les questions complexes se comprennent moins bien puisque personne ne peut reformuler.
À ce biais de déclaration s'ajoute un biais de couverture, souvent plus lourd. Le panel en ligne atteint mal les personnes très âgées ou éloignées du numérique. Le téléphone les atteint, et reste la voie efficace en B2B lorsqu'il faut passer un standard. Le face à face est parfois le seul mode possible : pour interroger les visiteurs d'un site, il faut être sur le site.
Conséquence pratique pour les baromètres : on ne change pas de mode entre deux vagues sans le dire. Un écart de quelques points d'une année sur l'autre peut n'être que la trace du changement de méthode. Si le changement est inévitable, nous faisons tourner les deux modes en parallèle sur une vague pour mesurer l'écart avant de basculer.
Elle ne prédit pas les comportements. Elle enregistre des déclarations, y compris des déclarations d'intention, et l'écart entre les deux est structurel plutôt qu'accidentel. Elle n'explique pas non plus les résultats : elle montre qu'un segment décroche, elle ne dit pas ce qui s'est passé dans la tête des gens.
Elle ne rattrape jamais un mauvais questionnaire. Une question qui suggère sa réponse, une échelle sans point de sortie, deux idées dans la même phrase : aucune analyse ne répare cela après coup. Enfin, un petit écart n'est pas un résultat. Tant que la différence entre deux chiffres tient à l'intérieur des marges, la lecture honnête est qu'on ne sait pas trancher, et nous l'écrivons dans le rapport plutôt que de commenter du bruit.
Le redressement remet chaque catégorie à son poids réel dans la population quand le terrain a produit un léger déséquilibre. C'est une correction normale, appliquée sur des variables connues. Elle devient discutable quand les coefficients sont importants : un groupe très peu interrogé et fortement repondéré fait porter beaucoup de résultat à peu de personnes. Nous indiquons les poids appliqués dans la note méthodologique.
Non. Une enquête sur fichier client décrit vos clients, ce qui est déjà beaucoup, mais elle ne dit rien de ceux qui ne sont jamais venus ou qui sont partis. Pour parler du marché, il faut interroger des non-clients, et c'est souvent la partie la plus instructive de l'étude.
Cela dépend du mode et de l'implication du répondant. Un client interrogé sur un service qu'il utilise tient plus longtemps qu'un panéliste grand public sur un sujet lointain. Le vrai signal est la qualité de fin de questionnaire : quand les réponses se mettent à suivre une ligne droite dans les échelles, la limite est dépassée. Nous préférons couper des questions au moment de la conception plutôt que de jeter des réponses à l'analyse.
On les publie. Supprimer les « ne sait pas » pour recalculer les pourcentages sur les seuls répondants donne des chiffres plus nets et moins vrais. Un taux élevé de sans opinion est en soi une information : sur une notoriété ou un projet local, il mesure la distance du public au sujet.
Uniquement sur les questions restées strictement identiques, libellé et échelle compris. Déplacer une question dans le questionnaire suffit parfois à déplacer sa réponse, puisque le contexte des questions précédentes influence le répondant. Sur un baromètre, nous gelons un noyau de questions et faisons varier le reste.
Le terrain sur panel en ligne demande 5 à 15 jours. Une enquête complète, de la formulation du besoin à la restitution commentée, s'étale sur 6 à 10 semaines : la conception du questionnaire et l'analyse pèsent plus lourd que le terrain lui-même. Le devis détaillé vous parvient sous 48 heures.