Étude d’opportunité
Taille de marché, segments les plus prometteurs, product-market fit : valider l’existence d’une demande réelle avant d’investir le développement.
La bonne question n'est pas ce que vous voulez savoir, mais quelle décision vous prendrez selon le résultat. Écrire cette phrase avant le terrain divise le périmètre par deux et rend l'étude utilisable ; ne pas l'écrire produit un document que personne ne relit.
Un projet en tête ?
Notre équipe vous propose une méthodologie sur mesure sous 48 h.
Taille de marché, segments les plus prometteurs, product-market fit : valider l’existence d’une demande réelle avant d’investir le développement.
Disposition à payer, perception face aux alternatives, messages qui portent : des insights actionnables pour vos arbitrages stratégiques.
Enquêtes transculturelles menées en parallèle sur plusieurs pays, pour adapter produit et discours à chaque audience.
Nous ne livrons pas des tableaux : nos analystes transforment les réponses en enseignements exploitables, dans des délais compatibles avec votre runway.
Enquête grand public ou B2B sur le concept et ses variantes, résultats intégrables directement dans votre deck investisseurs.
Interrogation de décideurs sur plusieurs marchés européens pour prioriser les pays de lancement.
C'est le test le plus simple pour savoir si un projet d'étude tient debout. Avant de chiffrer, nous demandons deux phrases : si le résultat est celui-ci, nous faisons cela, et s'il est celui-là, nous faisons autre chose. Quand la deuxième phrase n'existe pas, quand aucune issue possible ne modifie le plan, l'étude est une dépense de confort. Il vaut mieux le dire à ce moment-là qu'après la restitution.
L'exercice a un second effet, plus utile encore : il resserre le périmètre. La plupart des briefs arrivent avec une douzaine de sujets, taille de marché, prix, positionnement, concurrence, canaux, image, fonctionnalités. Confrontée à la question de la décision, la liste se réduit presque toujours à deux ou trois. Le budget disponible s'y concentre, l'échantillon devient suffisant sur ces points, et le rapport tranche au lieu de survoler.
Quelqu'un qui a construit un produit connaît la réponse qu'il espère, et cela se voit dans les questions qu'il propose. Les formulations orientées y sont fréquentes, non par malice mais parce que l'évidence intérieure ne se perçoit pas. Nous reformulons systématiquement, en expliquant l'effet de chaque tournure.
Le second moment critique est l'assistance aux entretiens qualitatifs. Elle est possible et souvent précieuse, à une condition : le fondateur écoute et n'intervient pas. La tentation de corriger un participant qui a mal compris le produit est très forte ; y céder détruit l'entretien, parce que le participant cesse d'exprimer sa perception spontanée et se met à valider celle qu'on lui présente. Cette incompréhension initiale est précisément le résultat qu'il fallait recueillir.
Sur un marché naissant, le coût d'une étude est fixé par le filtrage, pas par le questionnaire.
C'est la proportion de personnes interrogées qui correspondent à votre cible. Plus elle est faible, plus il faut de contacts pour un questionnaire complet, et plus le terrain coûte cher. Une cible très étroite peut multiplier le budget sans que le nombre d'interviews finales change.
Quand la cible est incertaine, nous commençons par un test de filtrage court sur panel pour estimer ce taux. Cela évite de découvrir en cours de terrain que le budget prévu ne permettra pas d'atteindre l'échantillon annoncé, situation qui se termine toujours mal.
Une cible définie par l'âge et la catégorie sociale ne correspond à personne sur un marché nouveau. Elle se définit par des faits : ce que la personne utilise aujourd'hui, à quelle fréquence, ce qu'elle paie pour cela. Ces critères se filtrent, et ils prédisent beaucoup mieux.
Un budget resserré donne un échantillon resserré, et il faut savoir ce que cela autorise. Avec 400 répondants, un résultat national se lit à ±5,0 points : on peut affirmer qu'une proportion est majoritaire, on ne peut pas départager deux options séparées de quelques points. Avec 600, on gagne un peu de finesse, à ±4,0 points. En dessous, sur des sous-groupes, on entre dans le domaine de l'indication qualitative, ce qui reste utile à condition de ne pas la présenter comme une mesure.
La conséquence pratique : mieux vaut réduire le nombre de questions et de segments que la taille de l'échantillon, et mieux vaut une seule cible bien couverte que trois cibles insuffisantes. Quand un budget ne permet pas de trancher la question posée, nous le disons et nous proposons soit un dispositif qualitatif assumé comme tel, soit un périmètre plus étroit. Ce que nous ne faisons pas, c'est livrer des pourcentages calculés sur des effectifs qui ne les supportent pas.
Une donnée d'étude qui entre dans un document de levée change de statut : elle devient un engagement. Elle sera vérifiée, et la première question portera sur la méthode. Trois règles s'imposent alors. Le libellé exact de la question doit accompagner le chiffre, parce qu'une intention d'achat et un intérêt déclaré ne sont pas la même chose. La taille et la nature de l'échantillon doivent être visibles, y compris quand elles sont modestes. Et une intention déclarée ne se présente jamais comme une prévision de ventes : c'est l'erreur la plus fréquente, et celle qui se retourne le plus vite contre son auteur. Nous fournissons une annexe méthodologique conçue pour être transmise telle quelle.
Le nombre de questions, le nombre de segments lus séparément, la profondeur de l'analyse concurrentielle, le nombre de pays couverts. Ces arbitrages réduisent la portée du résultat sans en altérer la validité.
Le test du questionnaire, le contrôle des réponses, le respect des quotas. Supprimer ces étapes ne fait pas gagner beaucoup de jours et rend le résultat indéfendable au premier examen sérieux. C'est exactement ce qui sera examiné.
Sur panel, comptez 5 à 15 jours de terrain une fois le questionnaire validé. La partie longue est en amont : se mettre d'accord sur la décision à éclairer et sur la définition de la cible. C'est là qu'il faut être disponible.
Un terrain multi-pays se conduit simultanément plutôt que successivement, sur la couverture de notre panel. Le point à surveiller n'est pas la traduction mais la comparabilité des cibles : le même filtre ne sélectionne pas la même population selon les marchés.
Le périmètre, pas la qualité. Une question tranchée proprement vaut mieux que six questions effleurées. Concrètement : une seule cible, un questionnaire court, une lecture globale sans découpage par segment, un seul pays. Nous chiffrons plusieurs scénarios dans la proposition pour que l'arbitrage soit explicite.
Pour explorer, oui. Pour décider, non. Votre réseau est bienveillant, souvent proche de votre profil, et il valide. Ce n'est pas un défaut de personnes, c'est un défaut de sélection. Une vingtaine d'entretiens auprès d'inconnus filtrés sur des critères d'usage vous apprendra davantage que cent réponses d'un cercle acquis.
Oui, et nous le recommandons, en observation. La règle est de ne pas intervenir, même quand le participant se trompe sur le produit. Cette erreur de compréhension est un résultat. Nous prévoyons un temps d'échange après chaque séance, où toutes les envies de corriger peuvent s'exprimer.
On peut mesurer une sensibilité au prix et comparer des niveaux entre eux, par des questions d'arbitrage plutôt que par une question directe. On ne peut pas obtenir le prix optimal d'un produit qui n'existe pas encore : la déclaration sur un objet non vécu reste approximative. Le résultat sert à écarter des zones de prix, pas à fixer un tarif.
Oui, avec l'annexe méthodologique que nous fournissons : libellé exact des questions, mode de collecte, dates de terrain, structure et taille de l'échantillon, marges d'erreur. Un chiffre présenté sans ces éléments est fragile en due diligence. Nous vous indiquons également quelles formulations sont défendables et lesquelles ne le sont pas.
Les deux moments existent et ne posent pas les mêmes questions. Avant, il s'agit d'identifier un problème réel et un public prêt à payer pour le résoudre : le qualitatif domine. Après, avec des premiers utilisateurs, la question devient l'usage réel, la rétention et le prix, et le quantitatif reprend sa place. Le pire moment est celui où l'on interroge pour se rassurer sur un choix déjà irréversible.