Enquêtes de fréquentation
Hiérarchie de l’offre sur une gamme de produits, choix des circuits, des enseignes et des marques, prévision de la demande d’offres nouvelles.
Dans la distribution, l'unité d'analyse n'est presque jamais le client : c'est le magasin. Vouloir classer des points de vente entre eux impose des effectifs par magasin, et c'est cette contrainte qui fixe le budget d'une étude retail.
Un projet en tête ?
Notre équipe vous propose une méthodologie sur mesure sous 48 h.
Hiérarchie de l’offre sur une gamme de produits, choix des circuits, des enseignes et des marques, prévision de la demande d’offres nouvelles.
Proximité, accueil, propreté, qualité de l’offre, horaires, niveaux de prix : en face à face, par téléphone ou en ligne, selon vos clientèles.
Mesure objective des conformités point par point. Utilisée pour les certifications Qualité comme pour l’intéressement des équipes en point de vente.
Le consommateur se comprend sur le terrain comme sur panel. Et la distribution professionnelle exige une approche spécifique, que nous pratiquons depuis des années.
Suivi sur panel national de la notoriété et de l’image d’une enseigne face à ses concurrents, segment par segment.
Interrogation des clients à la sortie de plusieurs points de vente pour comparer satisfaction et profils de clientèle.
La demande la plus fréquente en distribution tient en une phrase : nous voulons savoir quels magasins vont bien et lesquels vont mal. Elle a une conséquence arithmétique que peu de cahiers des charges anticipent. La précision d'un résultat dépend de l'effectif du groupe qu'on lit, pas de l'effectif total. Un échantillon national de 1 000 personnes donne un résultat à ±3,1 points pour l'enseigne ; réparti sur un réseau, il ne donne rien de lisible magasin par magasin.
Pour classer des points de vente, il faut un effectif minimum par point de vente, et donc un total qui grimpe vite. La conversation utile consiste à choisir : soit on mesure l'enseigne finement et on renonce au détail par magasin, soit on retient un nombre restreint de magasins à suivre sérieusement, soit on accepte un classement par groupes de magasins plutôt que par magasin. Ce que nous refusons, c'est de livrer un palmarès dont les écarts ne sont que du bruit : il sera diffusé en interne, discuté en réunion régionale, et il ne mesurera rien.
Le terrain en magasin obéit à des contraintes physiques simples et impitoyables.
Le client a un caddie, parfois des enfants, souvent une voiture à charger. Un questionnaire long produit des abandons en cours de passation, concentrés sur les mêmes profils : les familles et les actifs pressés. La règle est de poser d'abord ce qui compte, quitte à perdre la fin.
Le samedi matin, le mardi après-midi et la fin de journée ne ramènent ni les mêmes paniers ni les mêmes attentes. Les vacations se répartissent sur des jours et des tranches types, en s'appuyant sur les courbes de passage en caisse fournies par l'exploitant.
Le déclaratif d'achat est mauvais : on oublie la moitié des références et on arrondit le montant. Quand le sujet porte sur le contenu du panier, il faut regarder le ticket avec l'accord du client plutôt que le lui faire raconter.
C'est le mécanisme le plus destructeur des baromètres de réseau, et il est presque toujours mis en place avec de bonnes intentions. Dès qu'un résultat de satisfaction entre dans le calcul d'un intéressement ou dans l'évaluation d'un directeur de magasin, le personnel se met à solliciter la note. On demande au client de bien noter, on choisit à qui l'on tend le questionnaire, on écarte les mécontents. Les notes montent partout, l'écart entre magasins s'écrase, et l'outil de pilotage disparaît en une ou deux vagues.
Il n'existe pas de solution parfaite, mais il existe des garde-fous. Faire réaliser la collecte par un tiers, sans intervention du personnel dans la sélection des répondants. Interroger à distance du passage en caisse plutôt qu'au comptoir. Suivre le taux de sollicitation déclaré par les clients, question qui révèle immédiatement les magasins qui poussent. Et surtout dissocier ce qui est mesuré de ce qui est primé : un indicateur d'amélioration dans le temps résiste mieux qu'un classement absolu.
Interrogé ouvertement, un client de la distribution cite le prix en tête, quel que soit le circuit et quelle que soit l'enseigne. C'est une réponse socialement évidente. Quand on regarde ce qui distingue réellement les magasins bien notés des autres, on trouve la disponibilité des produits, l'attente en caisse, la propreté et le comportement du personnel. Le prix agit comme un seuil d'entrée : en dessous d'un certain niveau perçu, rien d'autre ne compte ; au-dessus, il n'explique plus les différences. Une étude qui ne pose que des questions d'importance déclarée passe entièrement à côté de cette structure.
Le même produit noté sans marque et avec sa marque donne deux résultats. L'écart entre les deux est l'information la plus intéressante du test : il mesure ce que la marque ajoute ou retire au produit. Ne faire que l'un des deux revient à confondre le produit et son étiquette.
Faire noter successivement plusieurs variantes par la même personne crée des comparaisons artificielles que le rayon ne produira jamais. Le test monadique, un répondant pour une variante, coûte plus cher en effectifs et donne des résultats transposables.
Un packaging jugé isolé sur un écran est jugé en tant qu'objet graphique. Présenté dans un contexte de rayon, avec ses concurrents, il est jugé en tant que produit repérable ou non. La seconde situation prédit mieux ce qui se passera en magasin.
Les scores d'intention déclarée sont systématiquement supérieurs aux ventes réelles. Ils servent à comparer des variantes entre elles, pas à prévoir un volume. Nous ne transformons jamais un score d'intention en prévision de chiffre d'affaires.
Oui, si chaque magasin atteint un effectif suffisant pour que l'écart mesuré dépasse la marge d'erreur. Sinon le classement est instable et changera d'une vague à l'autre sans qu'il se soit rien passé. Nous partons du nombre de magasins à distinguer pour calculer l'échantillon, et nous indiquons dans le rapport quels écarts sont significatifs.
Techniquement oui, méthodologiquement c'est risqué. Dès que la note devient un enjeu de rémunération, elle est sollicitée en magasin et elle cesse de mesurer la satisfaction. Si vous y tenez, indexez sur la progression plutôt que sur le niveau, gardez la collecte entièrement hors du contrôle des équipes, et suivez le taux de clients déclarant avoir été incités à répondre.
En magasin pour décrire une clientèle réelle et un passage précis : c'est le seul endroit où l'on touche les clients qui ne sont dans aucun fichier. Sur panel pour l'image d'enseigne, la comparaison avec la concurrence et les non-clients, avec un terrain de 5 à 15 jours. Les deux répondent à des questions différentes et se combinent bien.
Cela dépend du nombre de variantes et du fait qu'on travaille en monadique ou non. En monadique, chaque variante a besoin de son propre échantillon : trois variantes coûtent trois fois plus cher qu'une. C'est la première décision à prendre, avant même le choix des critères de notation.
Anticiper. Le protocole, les quotas, les dates de terrain et les règles de lecture se diffusent au réseau avant le terrain, pas au moment de la restitution. Une méthode discutée à froid est acceptée ; la même méthode découverte en même temps qu'une mauvaise note ne l'est jamais.
Oui, et le dispositif change complètement. Les clients sont peu nombreux, identifiés, et souvent en relation directe avec un commercial. On passe alors du terrain en point de vente à l'interrogation téléphonique sur fichier, avec un questionnaire plus long et une attention particulière à la confidentialité des réponses vis-à-vis du commercial concerné.