Les Français et l’IA
Perception, usages, craintes et espoirs face à l’IA.
Un sondage mesure ce que déclare un échantillon, à une date, sous un libellé précis. Le travail consiste à réduire l'écart entre cette mesure et la réalité qu'elle prétend décrire, puis à dire où cet écart subsiste.
Perception, usages, craintes et espoirs face à l’IA.
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Notre équipe vous propose une méthodologie sur mesure sous 48 h.
On ne tire pas au sort la population française. On construit un échantillon dont la structure reproduit celle de la population sur des critères connus : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région, taille d'agglomération. C'est la méthode des quotas. Elle garantit que la structure est juste sur ces critères. Elle ne garantit rien sur les critères qu'on n'a pas mis dans les quotas, et c'est parfois là que se joue le sujet.
Le redressement corrige après coup les écarts résiduels en pondérant les répondants. C'est un outil normal, à condition qu'il reste léger. Un redressement qui donne à un répondant le poids de plusieurs autres ne corrige plus, il fabrique. Nous indiquons les variables de redressement utilisées dans chaque livraison, ce qui permet de juger sur pièce.
La limite sérieuse est ailleurs : ceux qui répondent ne ressemblent jamais tout à fait à ceux qui ne répondent pas. Un panel en ligne rassemble des gens à l'aise avec un écran et volontaires pour répondre. Le téléphone atteint des publics que le panel ne voit pas, et manque ceux qui ne décrochent plus. Choisir un mode, c'est choisir un biais plutôt qu'un autre. Nous disposons des deux en interne, plateau téléphonique compris, ce qui permet de combiner les recueils quand le sujet le justifie.
La rédaction des questions est l'endroit où un sondage se joue, et l'endroit où il se truque le plus facilement. Voici ce que nous refusons d'écrire.
Demander si l'on est favorable à une « taxe » ou à une « contribution » ne donne pas le même résultat pour un dispositif identique. Nous écartons les termes qui portent un jugement. Quand le mot est lui-même l'objet du débat, nous testons les deux libellés sur deux moitiés d'échantillon et nous publions les deux.
« Compte tenu de l'échec du dispositif, pensez-vous que… » : la question a déjà tranché. Le test est simple : une question doit pouvoir être lue à voix haute devant un partisan de chaque camp sans qu'aucun ne la trouve orientée.
Trois modalités positives et deux négatives inclinent le résultat avant même la première réponse. Une échelle équilibrée comporte autant de degrés de chaque côté, un intitulé symétrique pour chacun, et une sortie explicite pour ceux qui n'ont pas d'avis.
Une longue série d'affirmations à approuver ou non récolte des accords par facilité, surtout en fin de questionnaire. On alterne le sens des affirmations, ou l'on propose un choix entre deux positions rédigées avec le même soin, ce qui oblige à se situer plutôt qu'à acquiescer.
Chaque question informe la suivante. Poser une série de questions sur l'insécurité, puis demander quelles sont les priorités du pays, fait remonter l'insécurité dans les priorités. Ce n'est pas une manipulation, c'est un mécanisme de mémoire. Il se neutralise en descendant du général vers le particulier : les questions de hiérarchisation se posent avant les blocs thématiques, jamais après.
À l'intérieur d'une liste, l'effet est du même ordre. Les premières modalités d'une liste lue à l'écran sont davantage choisies ; à l'oral, ce sont plutôt les dernières, celles qu'on vient d'entendre. La réponse technique est la rotation : l'ordre change d'un répondant à l'autre, de sorte que chaque item passe autant de fois en tête. La rotation ne supprime pas l'effet, elle le répartit, ce qui suffit pour comparer les items entre eux. Les listes dont les modalités suivent un ordre logique, de fréquence ou d'intensité, font exception : on les laisse fixes et on l'indique dans la notice.
Enfin, si un sondage reprend une question déjà posée par le passé, on reprend le libellé mot pour mot, y compris ce qu'on aurait envie d'améliorer, et on conserve sa position dans le questionnaire. Une question améliorée est une question nouvelle : elle ne se compare plus à la précédente, et l'évolution affichée serait un artefact.
Valeurs données pour un niveau de confiance de 95 % et un résultat proche de 50 %. Deux conséquences pratiques. D'abord, un résultat n'est pas un point mais un intervalle : 52 % mesurés sur 1 000 personnes se lisent entre 49 et 55. Ensuite, comparer deux résultats cumule deux intervalles : deux points d'écart entre deux catégories, ou entre deux vagues, ne constituent pas une différence. Sur un sous-échantillon de 200 personnes, l'intervalle devient trop large pour la plupart des commentaires qu'on aimerait en tirer. Nous signalons ces effectifs dans les tableaux.
Ce qu'il permet :
Ce qu'il ne permet pas :
L'indépendance d'un institut ne se vérifie pas dans une phrase de présentation. Elle se vérifie dans ce qu'il accepte de publier avec ses chiffres. Chaque livraison comporte la taille et la structure de l'échantillon, les dates de terrain, le mode de recueil, le libellé exact des questions et leur ordre, les variables de redressement, et la base de calcul de chaque pourcentage.
Nous appliquons la charte ESOMAR. Elle engage notamment sur un point utile à nos commanditaires : nous ne diffusons pas de résultats partiels qui déformeraient le sens de l'ensemble. Un sondage portant sur une élection relève par ailleurs d'un cadre légal spécifique en France, avec des obligations de dépôt et de publication de la notice technique.
Un échantillon de 1 000 personnes est la référence courante : il donne une marge de ±3,1 points sur l'ensemble. Descendre à 400 reste défendable pour dégager de grandes tendances, avec ±5,0 points. Monter à 2 000 ne se justifie que si vous devez lire finement des sous-groupes, car c'est leur effectif, et non le total, qui détermine ce que vous pourrez dire.
Oui, et c'est le cas le plus fréquent : notre panel Opinea compte 60 000 panélistes qualifiés en France. Deux situations imposent d'y ajouter du téléphone : les publics âgés ou peu connectés, sous-représentés en ligne, et les sujets où l'on soupçonne que le fait de répondre sur un écran modifie la réponse. Nous le disons au cadrage, pas après la livraison.
Nous les rédigeons, vous les validez. Vos formulations sont les bienvenues comme point de départ. Si un libellé nous paraît orienté, nous le disons et nous proposons une alternative. Si le commanditaire tient à une formulation que nous jugeons non neutre, nous ne réalisons pas l'étude : notre signature figure sur le résultat.
Nous leur laissons une sortie explicite, et nous publions leur part. Forcer un choix gonfle artificiellement les camps et rend la comparaison entre vagues instable. Selon les cas, les pourcentages sont ensuite présentés sur l'ensemble des répondants ou sur les seuls exprimés ; la base retenue est toujours indiquée sous le tableau.
Vous restez libre de ne rien publier du tout : une étude commandée vous appartient. En revanche, si vous publiez, la charte ESOMAR nous interdit d'associer notre nom à une sélection de résultats qui donnerait de l'ensemble une image inexacte. Concrètement, la notice technique et le libellé des questions citées accompagnent toute publication.
Le terrain sur panel demande 5 à 15 jours. Une étude complète, du cadrage à la restitution, prend 6 à 10 semaines. Sur un sujet d'actualité, un dispositif court, limité à quelques questions, permet de raccourcir nettement ces délais. Le devis est gratuit et vous parvient sous 48 heures.
Indépendance et méthodologie garantissent la fiabilité.
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