Face à face

L’enquête au plus près
de vos visiteurs.

Aller chercher les gens là où ils sont reste la seule façon d'interroger un public qui n'existe sur aucune liste. Cette page décrit le plan d'interception, les quotas sur site, le biais de l'enquêteur et la logistique réelle d'un terrain.

Interview en face à face
Cas d’usage

Quatre cas typiques

Mesure de fréquentation

Comptage et caractérisation des visiteurs sur sites culturels, gares, événements.

Satisfaction in situ

À chaud, en sortie de visite ou d’achat. Taux de réponse élevés, verbatim riches.

Test produit en magasin

Présentation produit, packaging, PLV en contexte d’achat réel.

Étude de territoire

Auprès des résidents, usagers d’un service public, publics événement.

Enquête face à face

Un projet en tête ?

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Quatre situations, quatre métiers différents

Sur un lieu, gare, musée, équipement sportif, salon, on interroge une population qui n'est listée nulle part : les visiteurs du jour. Aucun fichier ne les contient, aucun panel ne les identifie. En sortie de caisse ou de service, on recueille un jugement à chaud, quelques minutes après l'expérience, avant que le souvenir se reconstruise. C'est le moment où la mémoire du détail est encore intacte.

À domicile, l'entretien est plus long et permet de dérouler un questionnaire complet, avec supports visuels et documents à commenter ; c'est le mode retenu sur certaines études d'habitat, de territoire ou de consommation où l'on veut voir le contexte. Dans la rue, sur un périmètre défini, on touche les habitants ou les passants d'un quartier pour une consultation locale.

Ces quatre situations n'exigent ni le même questionnaire, ni la même durée, ni le même profil d'enquêteur. Une interception debout sous la pluie ne supporte que quelques minutes. Un entretien à domicile en supporte beaucoup plus. Caler la longueur du questionnaire sur la situation réelle est la première décision du projet.

Plan de sondage

Sur site, l'échantillon se construit dans le temps et dans l'espace

Faute de liste, la représentativité vient de la façon dont on répartit les interceptions.

Jours et plages horaires

Le public d'un mardi matin n'est pas celui d'un samedi après-midi, ni celui des vacances scolaires. Les créneaux d'enquête sont répartis à l'avance sur la semaine et sur la journée, proportionnellement au flux réel quand vous disposez de comptages, à défaut selon un plan équilibré que l'on corrigera ensuite.

Points d'interception

Une seule sortie interrogée, et l'on décrit les usagers de cette sortie. Les postes sont donc répartis sur les points de passage significatifs, et l'enquêteur ne choisit pas son emplacement selon son confort. Sur un site étendu, la répartition des postes pèse autant que le nombre d'entretiens.

Règle de sélection

L'enquêteur n'aborde pas qui lui plaît : il applique une règle fixée, par exemple la première personne franchissant un repère après la fin de l'entretien précédent. Cette mécanique paraît formaliste ; c'est elle qui empêche un échantillon composé de gens souriants, disponibles et ressemblant à l'enquêteur.

Les quotas sur place, et ce qu'on redresse après

Sur un site, les quotas ne peuvent pas reproduire la population française : ils doivent reproduire la population des visiteurs, qui n'est connue que partiellement. On travaille alors avec ce qui est mesurable, sexe et âge apparents, parfois provenance ou type de billet, en s'appuyant sur les comptages du gestionnaire quand ils existent.

Les quotas sont suivis chaque jour, pas à la fin. Un déficit constaté le premier soir se rattrape en déplaçant les créneaux du lendemain ; constaté le dernier jour, il ne se rattrape plus. Lorsque la structure obtenue s'écarte de la structure de fréquentation connue, le redressement corrige l'écart et la note méthodologique indique les poids appliqués. Quand aucune donnée de fréquentation n'existe, nous l'écrivons : les résultats décrivent alors les personnes interrogées aux créneaux couverts, ce qui reste utile mais se dit autrement.

Le biais de l'enquêteur

C'est la faiblesse propre au face à face, et elle se traite par le métier plutôt que par le discours. Elle agit à deux moments. Au moment de l'abordage : laissé libre, un enquêteur sollicite spontanément des personnes qui lui ressemblent et évite celles qui l'intimident, ce qui déforme l'échantillon avant même la première question. Pendant l'entretien : une intonation, un hochement de tête, une reformulation approximative suffisent à orienter une réponse.

Le traitement tient en quelques règles simples et appliquées : un briefing sur le questionnaire avant chaque terrain, une règle de sélection écrite, une lecture des questions sans improvisation, une neutralité de posture qui s'apprend. Les enquêteurs portent un badge et se présentent : on répond mieux à quelqu'un d'identifié. Le contrôle passe par la supervision sur place, par l'horodatage des questionnaires saisis sur tablette, par l'examen des durées anormales et par le rappel d'une partie des répondants ayant laissé leurs coordonnées. Un enquêteur dont les questionnaires sortent du cadre est retiré du terrain, et ses entretiens sont refaits.

La logistique décide de la moitié du résultat

Un terrain en face à face se prépare avec le site : autorisation d'accès, information des équipes en contact avec le public, emplacement précis des postes, matériel, éventuelle alimentation électrique. Une consigne non transmise à l'accueil ou au personnel de sécurité peut coûter une demi-journée de terrain.

Le reste est affaire d'aléas assumés. La météo pèse sur toute enquête en extérieur, la fréquentation peut être inférieure aux prévisions, un événement local peut modifier les flux. Nous prévoyons donc des créneaux de réserve et nous vous signalons immédiatement un écart de rythme. La règle est de ne jamais compenser un déficit de terrain en abaissant discrètement les exigences de sélection.

Ce mode reste le plus coûteux par entretien, puisqu'il mobilise des personnes sur place pendant des heures pour un nombre limité de questionnaires. Il n'a pas de concurrent lorsque la population n'existe sur aucune liste, lorsque le jugement doit être recueilli sur le lieu même, ou lorsqu'il faut faire manipuler un objet, goûter un produit, commenter un document. Dans les autres cas, un mode moins lourd fera aussi bien, et nous vous le dirons.

Questions fréquentes
Faut-il une autorisation pour enquêter sur un site ou dans la rue ?

Sur un site privé ou géré, oui : l'accord du gestionnaire conditionne l'accès et l'emplacement des postes. Sur la voie publique, les règles varient selon les communes et l'emprise occupée. Nous préparons ces démarches avec vous en amont du terrain, car un refus d'accès découvert le matin du lancement décale tout le planning.

Papier ou tablette ?

Tablette dans la quasi-totalité des cas : les filtres et les renvois sont gérés automatiquement, la saisie est immédiate, les questionnaires sont horodatés et les quotas se suivent en temps réel. Le papier garde un usage résiduel là où l'environnement l'impose, avec une saisie contrôlée ensuite.

Quelle longueur de questionnaire en interception ?

Courte, et d'autant plus courte que la personne est debout, pressée ou accompagnée d'enfants. Un questionnaire trop long ne produit pas seulement des abandons : il pousse l'enquêteur à accélérer et à sélectionner les personnes qui ont le temps, ce qui est un biais plus grave. À domicile ou sur rendez-vous, la contrainte se relâche nettement.

Peut-on encore enquêter à domicile ?

Oui, sur des dispositifs qui le justifient : études de territoire, habitat, publics peu joignables autrement. Cela suppose une information préalable des habitants, souvent par courrier de la collectivité ou du bailleur, des enquêteurs identifiables, et l'acceptation d'un terrain plus long. Sans annonce préalable, le taux d'acceptation chute.

Comment contrôlez-vous les enquêteurs pendant le terrain ?

Par une supervision présente sur les sites, l'examen quotidien des questionnaires remontés, la vérification des durées et des horodatages, et le rappel d'une partie des répondants qui ont accepté de laisser un contact. Les entretiens douteux sont annulés et refaits ; ils ne sont jamais conservés pour tenir un objectif de volume.

Et si la fréquentation est plus faible que prévu ?

Nous vous prévenons dès le premier jour avec le rythme observé, et nous proposons un arbitrage : ajouter des créneaux, élargir les points d'interception, ou revoir la taille d'échantillon en connaissance de cause. Le rapport final mentionne les conditions réelles de terrain, y compris lorsqu'elles ont été défavorables.

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